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Naïlia


Harzoune

PROPOS RECUEILLIS PAR | MADELEINE VOGLER

Après la danse de haut niveau, c’est dans le cinéma que s’exerce Naïlia Harzoune. Retrouvez l’actrice dans 66-5, disponible le 18 septembre sur Canal+. Rencontre. 

Crédit // India Hair

Comment s’est déroulé le tournage de 66-5 ?

J’ai beaucoup tourné. C’est une série de 8 épisodes avec 2 réalisateurs. J’ai surtout beaucoup tourné dans les 4 premiers avec Daniel Arbid parce que je joue essentiellement dans ces 4 épisodes.  C’était une grande découverte, un vrai lien avec une réalisatrice. Elle laisse beaucoup de liberté d’expression, elle n’a pas peur qu’on sorte du cadre. Elle aime l’instinctif. C’était beau de pouvoir tourner avec elle.

Une identité ne se créée pas dans le lieu où l'on grandit mais se créée en nous.

    Comment avez-vous préparé ce rôle ? Vous
êtes vous inspirée de quelqu’un, d’un autre personnage ? 

 

Pas vraiment non je ne me suis pas inspirée de quelqu’un. Le rôle était très bien écrit. On a surtout travaillé un phrasé assez rapide, un sens de la répartie assez particulier et une générosité dans le regard. Ce n’est pas vraiment un rôle qui nous permet de s’inspirer de quelqu’un.

 

     Pourriez-vous par ailleurs décrire son caractère ?Elle est très drôle, très vive. Elle est très généreuse. Ce qui va l’agiter, c’est l’amour !

 

       Vous avez dit dans une interview que vous combattez
pour ne pas être renfermée dans le rôle stéréotypé d’une femme maghrébine. Comment
votre personnage dans la série sort-il justement de ces stéréotypes ? 

 

Pour le coup dans tout ce que j’ai tourné cette année, c’est le rôle qui a première vue est le plus ancré dans une catégorisation. Après, c’est une manière de s’exprimer et de se tenir. C’est d’amener le personnage vers un ailleurs. On comprend qu’elle est amoureuse d’une femme et ça montre qu’une identité ne se créée pas dans le lieu où l’on grandit mais se créée en nous.

La danse [...] c'est ce qui m'aide le plus dans mes rôles

    La cause féminine en particulier dans le cinéma semble vous tenir à cœur, sentez-vous qu’il y a encore beaucoup de progrès à faire dans ce milieu ?

 C’est catastrophique ! Il y a la Mostra de Venise en ce moment, et ils font un papier d’honneur à des gens accusés d’agression sexuelle et violence sexuelle. Le cinéma est compliqué parce que d’un côté il y a des personnalités comme Justine Triet qui envoie des messages d’espoirs, mais d’un autre côté, on est encore entouré par des agresseurs. J’aimerais qu’on me cite le nom d’un homme a qui le fait d’être accusé d’agression a gâché sa carrière. Tout le monde tourne et travail. On se questionne. Enfin pas moi… Je sais de quel côté est le rapport de force. Mais il y a de l’espoir.

 Au cours de votre vie, vous avez touché à différents arts, vous avez pratiqué la danse, évidemment le cinéma… Est-ce qu’avoir touché à plusieurs arts fait de vous une actrice et réalisatrice avec unevision différente du cinéma ? Finalement est-ce que la photographie et la danse vous aide dans votre métier ?

La danse m’aide bcp j’en fais toujours énormément. C’est ce qui m’aide le plus dans les rôles. Le travail du maintien et de la démarche. 


Aujourd’hui vous êtes une artiste accomplie, et
pour la suite, vous avez des projets en tête ?

J’aimerais réaliser mon film.