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Par | Cédric

Laetitia

Eïdo

Une comédienne moderne

Il n’est pas facile de faire parler Laetitia Eïdo d’elle lors d’une rencontre. La jeune femme, que l’on a découverte dans Fauda sous les traits de la docteure palestienne Shirin s’épanche en effet plus volontiers sur ses partenaires de tournage, comédien(ne)s ou réalisateurs/trices. Il faut dire qu’elle est aujourd’hui assez demandée et tourne non seulement beaucoup, mais avec de grands noms. Vincent Cassel et Eva Green sont à ses côtés dans Liaison, une série arrivée en février sur Apple TV+ et dirigée par Virginie Brac, l’une des plumes derrières Engrenages. Dans ce thriller psychologique, Laetitia joue un personnage qui développe une énergie insoupçonnée, et elle aime jouer ce type de rôle, comme elle l’explique. « C’est une femme forte qui va de plus en plus être mise sous pression et être forcée de faire des choses. En parallèle, elle va s’émanciper petit à petit pour au final, se libérer. Beaucoup de femmes ont souvent envie de hurler leur rage et on a d’ailleurs une belle scène de dispute avec Vincent Cassel. » Si elle avoue sortir de sa zone de confort dans cette série, elle explique aussi que le casting où elle retrouve également Stanislas Merhar a créé une atmosphère particulière. « Il y a une sorte d’animalité, une énergie qui vibre assez haut. C’est tout le temps tendu » concède celle qui a aussi tourné sous les ordres d’Yvan Attal dans Les Choses Humaines et qui vient d’achever un film avec Aaron Eckhart sous la direction de Terrence Mallick. Mais si elle reçoit des propositions intéressantes et qu’elle avoue volontiers que dans sa carrière « il se passe vraiment de belles choses », elle continue de « rester à l’affût », de ne pas se reposer. Toutefois, elle semble correspondre à ce que de plus en plus de directeurs de casting recherchent : « Le monde a changé, explique-t-elle. On cherche désormais des femmes à l’ethnicité ambiguë et des femmes fortes. Je rentre dans les cases alors qu’avant, je n’en cochais aucune. J’ai attendu tellement longtemps, mais cela valait le coup. »