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Eva

Longoria

La plus frenchie des Américaines

PROPOS RECUEILLIS PAR | DAMIEN CAPARROS

© Carlos Eric Lopez

On l’a découverte il y a près de 20 ans avec la série à succès Desperate Housewives et elle a multiplié les projets les plus variés depuis. Devenue maman, mais aussi entrepreneuse de choc et de charme, égérie L’Oréal, comédienne évidemment et depuis peu, réalisatrice de talent, Eva Longoria est bien loin de son personnage de Gabrielle Solis. Entre deux voyages, elle a pris le temps de répondre à Édition Permanente depuis sa maison de Los Angeles. Morceaux choisis.

Vous entretenez une relation unique avec la France, et cela n’est pas pour nous déplaire. Comment l’expliquez-vous ?
Je suis tombée amoureuse de la France il y a longtemps. La première fois que je suis venue, j’ai su que j’y étais à ma place. Et puis il y a mon ex-mari. J’ai aussi aimé la France au travers des yeux de Tony. C’est un endroit très particulier pour moi, où j’aimerais réellement vivre un jour.

L’un des chanteurs préférés des Français, Kendji Girac, a dit qu’il avait un crush amical pour vous. Comment l’avez-vous rencontré ?
C’est grâce à Nikos Aliagas. Nikos anime le gala de ma fondation chaque année. Comme il connaît Kendji grâce à The Voice, ce dernier est venu à la soirée chanter une chanson appelée « Eva » et c’était très beau. Kendji est la personne la plus gentille que vous puissiez rencontrer. Un être humain merveilleux. Et sa fille s’appelle Eva !

Vous aimez aussi l’Espagne et passez souvent vos vacances à Marbella. Qu’est-ce que vous aimez particulièrement là-bas ?
Oh mon Dieu, tout ! La nourriture, les gens, la plage, le temps, ma meilleure amie est à Marbella… J’ai une maison là-bas et un statut de citoyen espagnol résident. Je me considère chez moi en Espagne.

La dernière fois que vous êtes venue à Cannes, au Festival, vous étiez proche de Leïla Bekhti. Connaissez-vous d’autres actrices françaises ?
J’en connais beaucoup grâce à L’Oréal, mais Leïla est définitivement ma Française préférée. Elle est fantastique et je suis une grande fan. Elle est très drôle et me fait beaucoup rire. Nous mourons d’envie de travailler sur un projet commun et nous essayons de trouver quelque chose à faire ensemble.

© Carlos Eric Lopez

Je suis tombée amoureuse de la France il y a longtemps. La premirère fois que je suis venue, j'ai su que j'y étais à ma place.

© Carlos Eric Lopez

Est-ce que vous parlez français avec elle ?
Oui, nous parlons français et anglais.

Vous êtes l’un des visages de L’Oréal dans le monde entier. Est-ce une source de fierté pour vous ?
Absolument. Je suis tellement fière de mon partenariat avec L’Oréal depuis près de 20 ans. C’est vraiment une marque de rêve avec laquelle travailler. Au fil des ans, ils ont véritablement mis l’accent sur la causes des femmes et sur leur valorisation, en s’assurant qu’elles sont reconnues dans leur travail au quotidien. Il ne s’agit pas seulement de vendre du maquillage et des soins capillaires.

Vous publiez parfois des photos sans maquillage. Êtes-vous contre les filtres ?
Je ne suis contre rien. Parfois, je suis juste trop paresseuse pour utiliser des filtres. J’oublie. Je ne sais même pas où les trouver, donc je me dis simplement : « C’est comme ça que je suis ! »

Quels sont vos indispensables en matière de mode et de beauté ?
Mon incontournable mode est un blazer. J’ai toujours un blazer noir, peu importe où je vais. Je pense simplement que c’est une pièce classique que tout le monde devrait posséder. Et en ce qui concerne la beauté, je pense que le plus important, c’est vraiment les soins de la peau. J’ai une vraie routine beauté où j’utilise sérums, acide hyaluronique, acide glycolique, ma crème Revitalift et ma crème à la vitamine C. J’ai beaucoup de produits dont je ne peux pas me passer.

Leïla Bekhti est définitivement ma Française préférée. Elle est fantastique et je suis une grande fan. Elle est très drôle et me fait beaucoup rire.

© Carlos Eric Lopez

En 2023, vous avez signé votre premier film en tant que réalisatrice, «  Flamin’ Hot », et avez été accueillie à la Maison Blanche pour une projection privée avec le président américain. Est-ce que Joe Biden a aimé le film ?
Oui, il a adoré le film. Tout le monde a aimé le film. Il y avait mille personnes sur la pelouse de la Maison Blanche qui assistaient à la projection. C’était un moment particulier et surréaliste. Je n’aurais jamais pu imaginer que cela se produise. Un film que j’ai réalisé a été projeté à la Maison Blanche et présenté par le Président des États-Unis !

Était-ce la première fois que vous alliez à la Maison Blanche ?
Non, ce n’était pas ma première fois.

J’imagine que vous devez être très occupée. Quel est le projet le plus fou que l’on vous ait jamais proposé ?
Vous savez, «  Flamin’ Hot »  est assez fou. Quand quelqu’un m’a dit : «  Il y a un film sur les Cheetos* », je me suis demandée de quoi il s’agissait. Mais une fois que j’ai découvert l’histoire originale et que j’en ai appris davantage sur Richard Montañez et son parcours, j’ai tout de suite su que nous devions faire un film sur l’homme derrière ces snacks épicés. C’était donc assez amusant d’essayer de raconter cette histoire, et je pense que nous avons très bien réussi.

Si vous aviez une baguette magique, que changeriez-vous ?
Je changerais probablement certains problèmes globaux. La faim dans le monde ou l’environnement, ce genre de choses.

Est-ce plus difficile d’être réalisatrice ou actrice ?
Il y a évidemment plus de responsabilités en tant que réalisatrice et beaucoup plus de choses à gérer, à diriger. Et c’est aussi la raison pour laquelle j’ai voulu commencer à réaliser. Je voulais plus de contrôle sur le produit final. Ce n’est pas plus difficile, c’est simplement plus de responsabilités. Jouer est très, très différent, et j’aime autant l’un que l’autre en réalité.

Vous êtes Poissons. Croyez-vous en l’astrologie ? Lisez-vous les horoscopes dans les magazines ?
Oui, j’y crois. Je les lis en ligne plutôt, sur les sites. Je ne connais personne qui les lise dans un journal !

Mon fils est l'amour de ma vie. Je ne peux pas respirer sans lui. Et il ne peut pas respirer sans moi. Nous sommes très dépendants l'un de l'autre mais d'une manière magnifique.

Victoria Beckham est votre meilleure amie… Partagez-vous tous vos secrets avec elle ?
Toujours. Nous avons tellement de secrets. Des secrets de beauté. Des secrets de mode…

Vous assistez toujours à ses défilés ?
Oui. Et je serai à son défilé à Paris.

Sur Instagram, vous semblez toujours vivre à 100 à l’heure, toujours entre deux avions. Comment gérez-vous la vie quotidienne ?
J’adore bouger. Pour moi, il ne s’agit pas du voyage, mais de la destination ; arriver quelque part et profiter de Paris, ou de Marbella… J’aime vraiment découvrir différentes cultures et langues. C’est la chose qui me rend la plus heureuse.

Vous avez co-fondé une nouvelle marque de tequila de luxe, Casa Del Sol. C’est assez original. Qu’est-ce qui vous motive dans ce projet ?
Oh, c’est très excitant. La tequila est l’un des spiritueux à l’expansion la plus rapide dans le monde. Et je suis vraiment fière de faire partie d’une marque qui honore l’art et l’héritage de sa fabrication. Et Casa Del Sol est spéciale parce que nous soutenons réellement la région de Tequila. Vous savez, c’est un peu comme le champagne, on ne peut pas appeler le produit « tequila » à moins qu’il ne soit fabriqué dans cette région. Pour moi, c’est important de faire partie d’une marque qui honore le Mexique et ses habitants. Et Casa Del Sol est également dirigée par des femmes avec notre maître distillatrice et notre PDG. Dans une industrie dominée par les hommes, c’est très rare de trouver autant de femmes exceptionnelles et qui réalisent un travail incroyable. Je suis fière de pouvoir les soutenir.

Aimez-vous la tequila ?
Oui, j’adore la tequila. Par ailleurs la nôtre est la seule vieillie dans des fûts de Cognac français, ce qui la rend particulièrement unique.

On vous voit beaucoup cuisiner et préparer parfois des cocktails à la tequila. En un mot, êtes-vous plutôt pâtes ou margarita ?
Les deux ! Je veux une margarita avec mes pâtes. (Rires) Mais plutôt, margarita.

Donc, vous êtes meilleure pour préparer des cocktails que pour cuisiner ?
Non, je suis plutôt douée dans les deux !

Vous avez dit : « Je suis une mère folle, mon fils est mon obsession. » Comment décririez-vous la relation avec votre fils, qui semble assez fusionnelle ?
Mon fils est l’amour de ma vie. Je ne peux pas respirer sans lui. Et il ne peut pas respirer sans moi. Nous sommes très dépendants l’un de l’autre mais d’une manière magnifique. Il a maintenant cinq ans. Il grandit plus vite, il est très drôle et intelligent. Sa personnalité est si belle. Il est le centre de mon univers. Quand on n’a pas d’enfants, tout tourne autour de soi. Et puis un jour on a des enfants et on se dit : «  En fait, rien ne tourne autour de moi ! »

Êtes-vous vraiment devenue folle ?
Non, non. J’ai toujours été folle.

Vous avez déclaré qu’il n’était pas nécessaire d’être riche et célèbre pour faire la différence dans notre société. Qu’est-ce qui fait la vraie différence pour vous ?
Je pense que c’est la sensibilisation. Il s’agit d’être conscient des problèmes dans votre communauté. On n’a pas besoin d’aller loin pour aider quelqu’un. Il suffit d’aider une personne dans la vie. La notion d’humanité fait défaut dans notre culture actuelle. Nous avons besoin de compassion. Les gens pensent que cela pourrait parfois être trop difficile, mais c’est en réalité plus facile que vous ne le pensez.

  • Richard Montañez s’est autoproclamé inventeur des Flamin’ Hot Cheetos, une version épicée des snacks à base de maïs produits par la société Frito-Lay (NDLR).