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PAR | Liza Brami

BOMBOLONI

la petite douceur d’Aurélie Saada

On ne présente plus Aurélie Saada, avec quatre A : artiste accomplie, attachante et attachée à sa culture.
Vous la connaissiez peut-être sous son ancien nom de scène qu’elle partageait avec Sylvie Hoaran : Brigitte. Battez-vous, A bouche que veux-tu, Palladium, Hier encore, Ma Benz (surprenante reprise de NTM) et bien d’autres, autant de titres qui firent leur succès lors de leur talentueuse collaboration de 2007 à 2021.
Mais aujourd’hui, c’est en solo qu’Aurélie sort son nouvel album intitulé Bomboloni, du nom de ce beignet chaud et sucré cher aux natifs de Tunisie et à leurs descendants.
A son image, cet opus se veut doux, gourmand, suave et généreux. Un album que l’on partage comme son auteur-interprète qui nous dévoile ici une part d’intime et de familial.
Sur cet album sorti le 28 octobre 2022, réalisé par son complice Marlon B, onze titres ensoleillés rendent en effet hommage à sa culture méditerranéenne et à ses traditions.

Car dans la pudeur de nos familles, c’est comme cela qu’on s’aime, en s’offrant à manger, en cuisinant pour les autres

Parmi eux, bien sûr le titre phare : Tunisie dont elle dit si bien : « Je ne te connais qu’à travers leurs souvenirs, Pourtant dans mes veines tu bats et tu respires ».
Une chanson qui évoque tout l’héritage culturel laissé par ses ancêtres, à travers des airs orientaux et un clip qui sent bon le jasmin et la fleur d’oranger où on la voit préparer pâtisseries et autres gourmandises au son des bracelets qui tintent à ses poignets et vêtue de robes du soir toutes plus improbables et glamour les unes que les autres.
Une esthétique que l’on retrouve sur son compte Instagram surnommé Des Recettes et des Robes où elle nous dévoile aussi bien ses chansons que ses recettes de cuisines venues de sa mère et ses grands-mères et partagées avec sa sœur le Cheffe Chloé Saada.
« Car dans la pudeur de nos familles, c’est comme cela qu’on s’aime, dit-elle : en s’offrant à manger, en cuisinant pour les autres ». Un univers émouvant et drôle où l’on chante en kimono ou tailleur vintage pour faire des Makhoud aux dattes et des cornes de gazelle.
Une artiste que l’on découvre aussi un peu magicienne, enchanteresse dans des futurs tubes tels qu’Abracadabra où le swing de sa voix chaude envoûtante et sensuelle se mêle aux cordes et aux percussions pour donner corps à un texte à la fois langoureux et cash.
Un talent humble et généreux qui marche : depuis ses débuts aux cours Florent, en passant par la réalisation de clips et autres campagnes publicitaires puis de son film quasi-autobiographique Rose (2020), à la fois touchant et transgressif dont elle signait également la brillante bande originale, Aurélie Saada ne cesse de se réinventer et de nous étonner.
A croquer !